dimanche 2 octobre 2011

Odalisque


Cette jeune femme nue, assise à même le sol et dont le vêtement a
glissé à terre, est une représentation d’odalisque.
Dérivant du turc odalik, ce terme désigne une femme vivant dans un harem au service du sultan dans l’empire ottoman.
Son turban et l’éventail de plumes qu’elle tient évoquent son statut. Dans l’imaginaire des artistes occidentaux,
la figure de l’odalisque est associée à un monde fantasmé de plaisirs et de sensualité. Au XIXe siècle,
l’Orient est à la mode et nombreuses sont les représentations de ces femmes en peinture ou en littérature.
Pourtant, peu de sculptures illustrent
ce thème et cette version en marbre de James Pradier en est un rare exemple.

Le sulpteur =James Pradier
[Genève, 1790 – Bougival, 1852]




Le sculpteur reste ici en partie fidèle
à la tradition classique en choisissant
pour sujet un nu féminin s’inspirant
des Vénus antiques, associé à un travail
raffiné du poli du marbre tandis que les
traits du visage semblent parfaits.
Cependant, il sait aussi innover et
surprendre en bousculant certains
canons de représentation de la femme.
Elle est ainsi montrée assise à même le sol,
rompant avec les normes de bienséance
des doctrines classiques de la sculpture.


8 commentaires:

  1. Des traits d'une grande pureté, accentués par la blancheur un peu diaphane, c'est très beau !

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  2. Bonjour,Gwendoline.

    Merci beaucoup, pour cette si belle visite commentée à Florence..et après être passé entre chien et chat en laissant quelques caresses, me voici dans la beauté de l'odalisque, à la fois fragile et pure , si bien montrée et si bien expliquée.
    Merci beaucoup.
    Pour tout.
    Bonne journée.
    Bisous.

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  3. Le visage, la main, la douceur extrême de la pierre sculptée ... j'adore !
    Bonne semaine !

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  4. Un univers féminin, original, tendre avec beaucoup de féminité que je découvre ...

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  5. Pureté et douceur ,merci pour cette sérénité.
    Douce journée.
    Thérése

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