mercredi 28 décembre 2011

Romances sans paroles

Paul Verlaine

Dans l’interminable …


Dans l’interminable

Ennui de la plaine,

La neige incertaine

Luit comme du sable.


Le ciel est de cuivre

Sans lueur aucune,

On croirait voir vivre

Et mourir la lune.


Comme des nuées
Flottent gris les chênes
Parmi les buées.


Le ciel est de cuivre

Sans lueur aucune.

On croirait voir vivre

Et mourir la lune.


Corneille poussive

Et vous, les loups maigres,

Par ces bises aigres

Quoi donc vous arrive ?


Dans l’interminable

Ennui de la plaine

La neige incertaine

Luit comme du sable.